Voici un article paru dans La Croix

le 14 septembre 2019

L’un de nos membres y est interviewé

Dernier numéro paru

Le journal N°192 de Novembre 2019 :

L’Église passe au vert

 

Le journal N°191 de Juillet 2019 :

 « Qu’est-ce qui nous pousse

sur les chemins »

2 articles Bonus par des membres de P&R:

«  cheminer »

Notre chemin n’est pas tout tracé. C’est nous qui le construisons, qui l’aménageons. On ne suit pas exactement le chemin de quelqu’un d’autre.

« Nous devons nous habituer aux plus importantes croisées des chemins de notre vie. Il n’y a pas de signalisation » (E.Hémingway)

On peut se perdre dans les chemins mais les petits chemins mènent à la grande route ! Il y a le chemin de promenade, découverte de la nature, rencontres…et il y a le chemin de vie.

On peut se perdre en chemin mais cela permet parfois de refaire le point. Le chemin n’a pas de sens unique, on peut faire marche arrière. Même dans un couple on peut ne pas emprunter le même chemin. On a le même point de départ et le même point d’arrivée mais le parcours est différent. Il y a une partie de risque, d’errance ou d’aventure et d’inconnu.

Il y a des gens qui nous montrent le bon chemin par exemple les parents dans l’éducation de leurs enfants. Mais ceux-ci peuvent malgré tout suivre un autre chemin que celui qui leur a été indiqué. Il peut varier en fonction des aléas de la vie.

La personne handicapée fait son chemin à sa façon, en fonction de ses capacités physiques et intellectuelles.

Même sans se déplacer, on peut faire son petit bonhomme de chemin dans sa tête ! On va de l’avant. Au terme de sa vie, on refait et on revoit le chemin parcouru. Prend-on le temps de se poser pour faire l’inventaire ou le bilan de son chemin ?

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout «  (Albert Camus)

En arrivant au but, on a l’impression que tout est terminé. On ressent une sorte de déception de ne plus rien avoir après. La confrontation aux difficultés nous pousse à maintenir l’effort mais, après l’arrêt quand le but est atteint, cela ne nous laisse pas indifférent. On est face à une nouvelle porte qu’il faut franchir. IL faut voir au delà de cette porte. On va de l’avant.

On désire toujours aller plus loin, plus haut vers le sommet, connaître l’autre côté du versant. Il n’y a jamais de fin à notre curiosité.

Parcourir le chemin de Saint Jacques de Compostelle est une décision personnelle, volontaire et sans contraire. C’est un besoin de partage, de rencontre variées et imprévues, très enrichissant.

Le chemin : parabole et réalité

Le chemin se fait pèlerin. Parce que le chemin de Santiago n’est pas seulement un bout de chemin qu’il faut parcourir pour arriver quelque part, ce n’est pas une garantie d’obtenir une récompense. Le chemin de Santiago est parabole et vérité en même temps, parce qu’il se parcoure au-dedans et au dehors, dans le temps concret que durent les étapes, et tout au long de la vie, si tu as laissé le chemin te pénétrer, te transformer et faire de toi un pèlerin.

Le chemin te fait plus simple, parce que plus l’équipage est léger, moins ton épaule te sera lourde, et mieux tu feras l’expérience du peu de choses dont tu as besoin pour vivre.

Sur le chemin tu deviens frère et sœur. Tu seras prêt à partager le peu que tu portes avec toi, parce que même si tu commences le chemin tout seul, tu vas le faire finalement en compagnie. Le chemin engendre communauté qui se salue, qui s’intéresse au cheminement de l’autre personne qui écoute, qui partage.

Le chemin est exigeant. Il faut se lever avant le lever du soleil malgré la fatigue et les ampoules ; il faut marcher dans l’obscurité de la nuit qui va vers le jour ; il faut se reposer juste pour ne pas s’arrêter.

Le chemin t’invite à contempler, à te laisser surprendre, à accueillir, intérioriser, t’arrêter, te taire, écouter, admirer, bénir…la nature, tes compagnons de chemin, toi-même, Dieu.