Article Bonus

Les petites annonces de la vie

Deviendront notre histoire

Et, vous aussi,

Vous vous retrouverez

En train de NAÎTRE

Jean Debruynne « NAÎTRE »

Bonjour à tous,

Nous avons souhaité publier dans le prochain journal de février l’opinion de quelques uns sur notre mouvement.  

Vous êtes membres de PARTAGE ET RENCONTRE depuis de nombreuses années, ou depuis quelques années seulement ; nous vous remercions d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions.

1) Comment avez-vous connu P & R ? Et qu’est-ce qui vous a donné envie de nous rejoindre ?

Deux couples d’amis d’âges différents, nous ont interpellés dans leurs réflexions et dans nos échanges mutuels. Ces instants de partage et de confidences étaient bien souvent très profonds et sincères. Progressivement, ils nous ouverts à ce qu’est « Partage et Rencontre ».

Nous avons échangé avec mon épouse, Alexandra, et avons décidé de nous lancer au sein de « Partage et Rencontre » pour retrouver et vivre des moments forts « d’échanges en vrai » sur des sujets qui nous touchent et qui font la vie. Ceci, tant aux niveaux de notre société, de notre entourage, de notre famille ou de notre couple, mais aussi de nous-même…

L’objectif n’étant pas d’en retirer quelque chose et de le garder pour soi, mais bien avec la notion de partage, d’échange, d’écoute et de réflexions communes. 

Le mouvement nous a proposé de créer, avec un couple de proches amis, un nouveau groupe sur la région Vichyssoise, en montagne Bourbonnaise. L’idée était de partir d’une feuille blanche et d’user des différences notamment spirituelles ou religieuses du groupe pour élever nos débats et rester le plus ouverts possible. Quelle bonne idée, quelle richesse il en découlera par la suite dans nos échanges, dans nos relations.

2) Qu’est-ce que vous appréciez le plus dans le mouvement ? Qu’est-ce qui fait que vous y êtes encore aujourd’hui ?

Réfléchir ensemble, en confrontant nos doutes, nos espoirs, nos peurs, nos joies, en parlant en vérité, sans filtre, mieux se connaître puis apporter des pierres à l’édifice de nos vies pour une famille plus épanouie, une communauté plus solidaire ou, on ne sait jamais : un monde meilleur, voici ce qui me motive dans le groupement Partage et rencontre.

Nos rencontres sont riches d’enseignements et nous apprennent à mieux écouter l’autre et à confronter, recueillir et parfois, même bien souvent à « s’approprier » une idée pour laquelle nous n’étions pas forcément convaincus au départ. Il s’agit d’ouvrir son cœur.

Nous ne sommes qu’au démarrage de notre histoire « Partage et Rencontre » et donc heureux d’y être encore aujourd’hui ! Nous aurions pu ne pas nous y retrouver. La composition du groupe et la capacité de chacun à écouter, à accepter la différence de l’autre est fondamentale pour s’épanouir au sein de notre mouvement.

Accepter la différence de l’autre c’est aller vers l’autre en sachant qu’il n’existe pas de « normalité ». C’est aller vers l’autre, en toute humilité. Echanger avec celui-ci en prenant soin de sa parole, en ayant à l’esprit que chacun de nos échanges est bien souvent une véritable confidence, une parole précieuse dite à cœur ouvert.

Pour avoir pu recevoir, écouter et vivre des moments forts en échanges, mais aussi pour avoir pu exprimer nos craintes, nos peurs, nos joies en ayant été écoutés en abordant des sujets en vérité, voilà pourquoi « Partage et Rencontre » fait partie du rythme de nos vies.

                  3) Quelle a été l’influence du mouvement sur votre vie personnelle, familiale ou professionnelle et/ou spirituelle ?

Si je ne suis pas né assoiffé d’échanger avec autrui, j’ai toujours apprécié les échanges en profondeur, loin du superficiel. J’aime confronter des idées pour aller vers la compréhension de l’autre et de moi-même.

Puis, des évènements marquants de ma vie m’auront appris le besoin d’échanger, d’aller vers l’autre. Des événements m’ont fait prendre conscience de la rareté de certains instants formidables, de certaines rencontres et la nécessité de ne pas passer à côté de ces derniers.

La vie de tous les jours ne permet pas d’être, en permanence, en mode « Partage et Rencontre ». C’est-à-dire totalement ouvert et prêt à écouter l’autre sans jugement et à se dévoiler à lui en retour.

Partage et Rencontre m’aide à aller vers l’autre pour échanger en profondeur.

Le fait de répéter nos rencontres, crée une complicité, une confiance de chacun dans le groupe. Ces rencontres successives, ces pierres vivantes posées les unes après les autres nous construisent et nous influencent, plus ou moins consciemment. Elles nous éclairent dans nos perceptions de la réalité pour accepter des réalités.

Concernant ma famille, ces rencontres sont d’une grande importance. Nous reparlons souvent du mouvement, des sujets abordés ensemble. Nous avons hâte d’échanger sur les sujets abordés, de les préparer et d’en reparler. Nous avons aussi pu vivre des instants en vérité, où, pour des raisons évidentes, nous devions bousculer « l’ordre du jour » pour des sujets plus intimes nous concernant nous-même ou notre couple. Quels instants d’échanges, quelle confiance dans le groupe. Ce sont dans ces instants que nous savons qu’un groupe est né !

Professionnellement, j’essaie, autant que faire ce peu de tirer partie des enseignements du mouvement en écoutant l’autre et en disant les choses en vérité.

Enfin, spirituellement, chacune de ces rencontres nous nourrit. Mais ceci ne doit pas être, pour moi, une fin en soi. Le risque est bien là, il ne faut pas faire de ces rencontres un simple autosatisfecit spirituel mais rebondir de nos échanges pour s’entraider, construire un monde meilleur dans les faits, dans la vie de tous les jours.

4) Et l’avenir de P & R, comment le voyez-vous ? 

                  Une réflexion lancée comme celle du « partage et rencontre de demain » doit être une réflexion permanente, un questionnement de tous les instants pour savoir si nous collons à notre société ou si nous nous en « déphasons ». Il est heureux qu’un groupe de réflexion ait été créé et il serait bien que, même après cette réflexion, nous nous maintenions en éveil permanent pour ne pas nous déconnecter de notre monde.

 Je pense que l’ouverture aux jeunes est fondamentale : savoir « recruter » et accueillir des jeunes dans nos équipes pour l’avenir, pour apporter un autre regard sur les sujets abordés et en aborder de nouveaux.

Pour accueillir des membres plus jeunes, notre mouvement devra aussi savoir adapter les temps de rencontres.

Dans le partage et rencontre de demain, j’imagine aussi plus d’ouverture aux autres, aux personnes de tous bords : aux « croyants », mais aussi à ceux qui pensent ne pas l’être ou ne le sont pas par conviction. Certes, il faut maintenir, un lien avec la foi, mais sans en faire une « priorité ». Sinon, nous serions en train de fermer nos cœurs et de nous éloigner de ce qui fait l’essence du mot « Foi ».

Le mouvement doit aussi prendre en compte et intégrer les réseaux sociaux pour une communication de notre époque.

Le risque sera celui d’une communication dans l’instant, sans recul et avec le danger d’un certain « anonymat ».  Il faudra des gardes fous qui en contrôleraient le bon esprit, la bonne utilisation.

 Enfin, je pense aussi que les réunions inter-groupes pourraient être prolifiques. Il n’est jamais mal venu de bousculer un peu les habitudes de chaque groupe en sortant de nos zones de confort.

Voici un article paru dans La Croix

le 14 septembre 2019

L’un de nos membres y est interviewé

Dernier numéro paru

Le journal N°192 de Novembre 2019 :

L’Église passe au vert

 

Le journal N°191 de Juillet 2019 :

 « Qu’est-ce qui nous pousse

sur les chemins »

2 articles Bonus par des membres de P&R:

«  cheminer »

Notre chemin n’est pas tout tracé. C’est nous qui le construisons, qui l’aménageons. On ne suit pas exactement le chemin de quelqu’un d’autre.

« Nous devons nous habituer aux plus importantes croisées des chemins de notre vie. Il n’y a pas de signalisation » (E.Hémingway)

On peut se perdre dans les chemins mais les petits chemins mènent à la grande route ! Il y a le chemin de promenade, découverte de la nature, rencontres…et il y a le chemin de vie.

On peut se perdre en chemin mais cela permet parfois de refaire le point. Le chemin n’a pas de sens unique, on peut faire marche arrière. Même dans un couple on peut ne pas emprunter le même chemin. On a le même point de départ et le même point d’arrivée mais le parcours est différent. Il y a une partie de risque, d’errance ou d’aventure et d’inconnu.

Il y a des gens qui nous montrent le bon chemin par exemple les parents dans l’éducation de leurs enfants. Mais ceux-ci peuvent malgré tout suivre un autre chemin que celui qui leur a été indiqué. Il peut varier en fonction des aléas de la vie.

La personne handicapée fait son chemin à sa façon, en fonction de ses capacités physiques et intellectuelles.

Même sans se déplacer, on peut faire son petit bonhomme de chemin dans sa tête ! On va de l’avant. Au terme de sa vie, on refait et on revoit le chemin parcouru. Prend-on le temps de se poser pour faire l’inventaire ou le bilan de son chemin ?

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout «  (Albert Camus)

En arrivant au but, on a l’impression que tout est terminé. On ressent une sorte de déception de ne plus rien avoir après. La confrontation aux difficultés nous pousse à maintenir l’effort mais, après l’arrêt quand le but est atteint, cela ne nous laisse pas indifférent. On est face à une nouvelle porte qu’il faut franchir. IL faut voir au delà de cette porte. On va de l’avant.

On désire toujours aller plus loin, plus haut vers le sommet, connaître l’autre côté du versant. Il n’y a jamais de fin à notre curiosité.

Parcourir le chemin de Saint Jacques de Compostelle est une décision personnelle, volontaire et sans contraire. C’est un besoin de partage, de rencontre variées et imprévues, très enrichissant.

Le chemin : parabole et réalité

Le chemin se fait pèlerin. Parce que le chemin de Santiago n’est pas seulement un bout de chemin qu’il faut parcourir pour arriver quelque part, ce n’est pas une garantie d’obtenir une récompense. Le chemin de Santiago est parabole et vérité en même temps, parce qu’il se parcoure au-dedans et au dehors, dans le temps concret que durent les étapes, et tout au long de la vie, si tu as laissé le chemin te pénétrer, te transformer et faire de toi un pèlerin.

Le chemin te fait plus simple, parce que plus l’équipage est léger, moins ton épaule te sera lourde, et mieux tu feras l’expérience du peu de choses dont tu as besoin pour vivre.

Sur le chemin tu deviens frère et sœur. Tu seras prêt à partager le peu que tu portes avec toi, parce que même si tu commences le chemin tout seul, tu vas le faire finalement en compagnie. Le chemin engendre communauté qui se salue, qui s’intéresse au cheminement de l’autre personne qui écoute, qui partage.

Le chemin est exigeant. Il faut se lever avant le lever du soleil malgré la fatigue et les ampoules ; il faut marcher dans l’obscurité de la nuit qui va vers le jour ; il faut se reposer juste pour ne pas s’arrêter.

Le chemin t’invite à contempler, à te laisser surprendre, à accueillir, intérioriser, t’arrêter, te taire, écouter, admirer, bénir…la nature, tes compagnons de chemin, toi-même, Dieu.